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Luc chapitre 17, versets 7 à 10

Parabole du serviteur sans mérite

  

Inversion des rôles

Cette parabole dite "du serviteur inutile" se présente de manière inhabituelle. Au lieu d'être le récit d'un événement de la vie quotidienne, dans lequel l'auteur introduit un élément perturbateur, qui va provoquer notre réflexion, ici Jésus prend à témoin une situation bien connue, et la présente par l'absurde. 

Il est absurde en effet de penser qu'un employé au service d'un patron se trouve un jour, tout-à-coup, dans cette situation inversée: il rentre des champs, ou de la garde du troupeau; il est non seulement accueilli et remercié par son patron pour sa journée de travail... mais celui-ci l'invite aussitôt à se mettre à table, à manger et à boire. L'employé servi par son patron.

 

Absurde. Le serviteur au contraire - le texte original grec utilise même le terme d'esclave - une fois rentré au logis, prépare le repas du maître; puis il met des habits propres pour servir le patron à sa table, afin que celui-ci puisse manger et boire. 

C'est seulement à la fin de son service que cet employé préparera son propre repas, mangera à son tour... et ira se coucher.

 

Ce retournement absurde de situation me rappelle une fête païenne, qui prend son origine soit dans l'Antiquité, soit au Moyen-âge, pendant laquelle on inversait les rôles justement: le roi devenait pour quelques heures un sujet, et le sujet devenait roi; le serviteur prenait la place du maître, et le maître la place du serviteur...

 

Où Jésus veut-il en venir ? 

Avant de chercher une réponse possible, il est essentiel de se rappeler le contexte de ce chapitre 17 de l'évangile de Luc. Jésus est en entretien particulier avec ses disciples; et non plus avec une foule d'anonymes. Ici, Jésus est avec ceux et celles qui ont répondu à son appel, ou qui ont manifesté le désir de suivre ce Jésus qu'ils prennent désormais pour leur maître. 

Alors, cette situation absurde que Jésus prend à témoin devant ses disciples, est bien destinée à les provoquer. Les provoquer dans leur manière d'envisager le service du maître qu'ils veulent suivre. 

Ouvriers engagés dans la moisson - image familière dans les évangiles - ou dans les vignes - autres image familière - ou encore dans la conduite du troupeau. Autant d'images qui symbolisent la mission du disciple du Christ, à savoir: l'annonce de la bonne nouvelle apportée par Jésus, bonne nouvelle du salut aux pauvres, aux aveugles, aux estropiés de la vie. Sans exclure les autres, ni qui que ce soit, évidemment! 

 

Des serviteurs sans mérite

Or - et voilà je crois la pointe de cette parabole du maître et du serviteur - s'il y a de quoi être reconnaissant d'avoir été appelé au service d'un pareil maître, honoré d'avoir été embauché dans cette mission quotidienne consistant à vivre et à annoncer l'évangile... s'il y a de quoi être reconnaissant de tout son coeur, de toute sa personne d'être ainsi employé à ce service... par contre, il n'y a aucun mérite de notre part à faire valoir dans son accomplissement quotidien. 

Une fois appelés au service de l'évangile, nous ne faisons que ce que nous avons à faire. 

 

En tentant de vivre humblement chaque jour ce que nous avons compris de l'évangile, malgré nos imperfections crasses, nos erreurs, nos maladresses, en servant du mieux que nous pouvons, nous n'avons vraiment aucun titre à faire valoir, aucune prétention à mettre en avant, pas le moindre honneur à réclamer.

En servant Dieu, en servant le Christ, nous sommes de simples serviteurs, des serviteurs ordinaires, quelconques. Sans mérite. 

 

Des serviteurs vraiment inutiles ?

Il y a donc cet adjectif qui a longtemps été utilisé pour donner un titre à ce passage de l'évangile de Luc: la parabole du serviteur "inutile". 

Attention: non pas que ce serviteur ne soit pas utile. Mais ce serviteur n'est pas indispensable. Dieu pourrait très bien s'en passer. Dieu pourrait très bien se passer de nous. Mais il ne le veut pas. Lui qui nous a fait, il nous aime assez pour nous prendre à son service, comme nous sommes.

 

Jugés aptes d'être employés au service de son Royaume, qui que nous soyons, quels que soient 

notre caractère, notre origine, nos qualités et nos défauts... embauchés au service de Dieu, voilà notre dignité, notre honneur. Dignité et honneur qui viennent de Dieu donc, non pas de nous. Dignité, honneur, aptitude que nous recevons de Dieu. Mais que nous ne pouvons jamais nous attribuer à nous-mêmes.

 

L'humilité contre l'orgueil

En relisant les évangiles, nous savons bien que Jésus s'est constamment disputé avec des croyants orgueilleux, prétentieux, imbus d'eux-mêmes. En particulier certaines pharisiens. Ou des chefs religieux, qui revêtaient - qui revêtent toujours d'ailleurs - de beaux habits d'apparat, des décorations de grande valeur; pour bien montrer, au vu et au su de tous, qui ils sont, ce qu'ils valent. Ces dignitaires comme on dit, qui exposent leur dignité en public, qui affichent leurs mérites, et rappellent les honneurs et le service qu'on leur doit; à eux plus qu'à Dieu. 

Les disciples eux-mêmes n'ont pas été à l'abri de cet orgueil, lorsqu'ils se sont demandés qui était le plus grand, le plus méritant parmi eux.

 

Par cette brève présentation d'une situation absurde, Jésus nous appelle donc à l'humilité. L'humilité de celui, de celle qui se sait pas meilleur que les autres, pas plus digne que n'importe quel autre. 

Mais que Dieu lui-même engage à son service.






Boussole dans un monde déboussolé

Reste à savoir si les lecteurs des textes bibliques, et en particulier ceux et celles qui se disent chrétiens, se sentent visés par cette parabole. Se considèrent-ils, se considèrent-elles  comme disciples ?

 

Au moment où le christianisme - un soi-disant christianisme - est brandi comme une arme par des intégristes faussement pieux et des partis ultra-conservateurs, il me paraît personnelle-ment urgent que nous soyons de simples et d'humbles témoins, selon les moyens que Dieu nous a donnés. Témoins d'une foi inspirée et renouvelée par l'écoute attentive des textes bibliques. Une foi guidée et renouvelée par le message des évangiles.

 

Simples serviteurs et servantes ordinaires. Mais de précieux repères dans un monde aujourd'hui déboussolé.

  


Prédication du 14 Juillet 2019

 

 

Trois amis entrent en scène dans cette parabole "du casse-pied".

Le premier ami rentre de voyage. Il joue en fait un rôle secondaire, mais provocateur. Arrivant ainsi à l'improviste et au milieu de la nuit, il oblige les deux personnages suivant à se rencontrer. Et à se disputer même; dispute pacifique il est vrai.

 

Le devoir sacré de l'accueil

La scène qui suit, dans la mise en scène de cette parabole, nous rappelle que le devoir de l'accueil est tel qu'il est exclu d'y manquer. Alors que chez nous en Occident, ce devoir essentiel a pratiquement disparu. Aujourd'hui, ce geste de solidarité  peut être même condamné, voire conduire en prison, suivant dans quelles circonstances vous accueillez un réfugié ou au naufragé. Devoir d'indifférence ...

 

Le premier ami arrive donc dans son village, ou son quartier, quand tout le monde dort.

Son accueil par le deuxième ami crèe le problème: celui-ci n'a rien à lui offrir, sinon sans doute une paillasse pour dormir. Rien à manger! Imprévoyance? Extrême pauvreté? Le récit ne le dit pas; c'est donc sans importance ...

J'ai appris d'expérience, lors d'un bref séjour en Algérie pour un camp de travail, que la famille la plus pauvre du village où nous campions préfèrait se priver de manger une semaine durant, pour nourrir au moins ses hôtes de passage. Et accomplir ainsi chez elle le devoir sacré de l'accueil.

 

Dérangé de nuit

Ainsi l'ami qui reçoit le voyageur est bien obligé de faire appel à son voisin - le troisième ami - pour le dépanner. Au milieu de la nuit. Quand toute la nombreuse famillle du voisin dort, sans doute à même le sol dans l'unique pièce du foyer. 

Si le voisin se lève, il va forcément déranger et réveiller tout le monde. Ce n'est vraiment pas le moment. Il ne peut pas; il ne veut pas se lever. Et le fait que ces voisins se connaissent bien et se rendent naturellement des services ... tout cela n'y fera rien, précise bien l'auteur de la parabole. 

Or l'ami imprévoyant insiste. Au point de lui casser les pieds. 

Et de guerre lasse, parce qu'il en a marre - comme le mauvais juge avec la pauvre veuve - le voisin finit par ouvrir sa porte, et par donner à son collègue en manque tout ce dont il a besoin...

 

Votre dieu serait-il ainsi ?

Voilà une histoire simple, qui relève des imprévus et des dérangements de la vie quotidienne, de nuit comme de jour... Mais où se cache donc l'élément perturbateur qui va mettre en route notre réflexion? 

La parabole étant, par définition, une comparaison, celle-ci se présente au verset 13. 

Vous, vous pensez que Dieu, lui, qui nous a donné la vie, et de quoi vivre notre vie, est comme ce voisin dérangé de nuit? voisin qui commence par refuser tout net? qui ne répond, n'ouvre sa porte et ne donne... qu'après insistance et supplication? Comme ce juge, sans foi ni loi, qui ne rend justice à la pauvre veuve que de guerre lasse, pour s'en débarrasser?

Votre dieu serait donc ainsi ?

Et Luc, à la suite de sa parabole, d'insister sur ce dieu qu'il faudrait lasser, auquel il faudrait casser les pieds... pour qu'il nous réponde. Ou ce dieu qui serait mauvais comme nous le sommes, et qui nous donnerait un serpent à la place de poisson, une pierre à la place de pains? 

A quel Dieu est-ce que nous nous adressons lorsque nous prions? Qui est notre interlocuteur divin? Un père indigne? sourd? insensible?

C'est donc bien ici - à mon avis - que se loge l'élément perturbateur de la parabole: d'abord le refus du voisin; et puis l'insistance de l'ami imprévoyant. Perturbation qui devrait provoquer en nous cette question: à quel Dieu est-ce que nous nous adressons lorsque nous prions?

 

Appel à la confiance

Il est probable que cette parabole soit née dans une discussion, une dispute même, sur l'exaucement de nos prières. Ou l'absence d'exaucement. 

Et l'auteur de cette parabole, selon Luc en tous cas, de faire appel à la confiance. Une confiance sans faille, sans hésitation. Qui ne se pose même de question. 

La confiance qu'éprouve le petit enfant qui a faim, et qui demande de quoi manger à son père, à sa mère. Cet enfant qui, au moment même où il demande, ne peut pas douter un seul instant de la réponse positive et immédiate à sa faim ...

 

Demandez!

"Demandez! on vous donnera. Cherchez! vous trouverez. Frappez à la porte! on vous ouvrira". 

Quand vous lisez les invitations de ce verset 9, qui suit logiquement la parabole du casse-pied, entendez-vous cette petite voix raisonnable qui vous dit: c'est trop simple! c'est trop facile! ce n'est pas raisonnable! Il suffit de demander... et on vous donne ? De chercher... et vous trouvez? De frapper... et on vous ouvre? Et voilà le doute qui se met en marche dans notre tête, le raisonnement de notre sagesse qui se développe ...

 

Eh bien oui! C'est aussi simple que cela. La simplicité du coeur, qui fait totalement confiance. Le coeur de l'enfant qui a faim, et qui ne doute à aucun moment de la réponse positive de son père à sa demande. 

Voilà la belle confiance à laquelle nous appelle, je crois, cette parabole des trois amis. 

Ou la parabole du casse-pied.

Dans le fond: cette parabole que l'évangéliste Luc a placée juste après la demande des disciple à Jésus pour apprendre à prier, avec l'exemple du "Notre Père"... cette parabole qui suit ne parle plus de nos prières; mais essentiellement de la confiance qu'il faut avoir. De la confiance absolue dans la réponse du Père à nos prières ...

 

Une contradiction maintenant.

A ce point final, je suis tout de même obligé d'ajouter un mot. Une contradiction.

Car je ne dois pas oublier - moi qui ai l'essentiel pour vivre, et qui peut donc adopter sans trop de peine cette confiance du coeur - les situations extrêmes ou désespérées dans lesquelles tant d'humains peuvent être plongés, croyants ou pas, confiants ou pas, aujourd'hui comme hier. 

Lorsque l'humain subit les pires souffrances. Ou les pires injustices. Ou le mépris et la haine tenaces. Quand l'humain subit la torture. Ou l'exclusion. Ou l'extermination... Moi qui ai reçu, et continue à recevoir l'essentiel pour vivre décemment, je dois tenter de comprendre, pour ne pas dire partager, le doute fondamental du croyant opprimé, désespéré, condamné? Ce désespoir, cette incompréhension tels qu'ils sont exprimés si souvent dans les textes des psaumes. Sans réponse à mes prières, à mes supplications: Dieu serait-il sourd? Dieu est-il absent? 

Alors que les méchants et les puissants triomphent? Alors même que de puissants chefs d'Etat encouragent publiquement la haine et sont prêts à semer la division et la guerre? chefs de gouvernement - c'est le sommet de l'écoeurement pour moi - qui ont reçu la bénédiction solennelle de pasteurs, de prêtres, d'imams ou de rabbins? 

Dieu est-il absent ? sourd? aveugle?

Dans ce temps de confusion et de contradiction, la parabole des trois amis, ou du casse-pied nous appelle à vivre, devant Dieu, dans le calme et la confiance. 

Et nous appelle à prier pour ceux et celles qui ont tant de raisons de désespérer; désespérer des humains... et de Dieu lui-même.

 

"Votre seule force, c'est de rester calme et tranquille. Et de metre votre confiance en moi". 

Livre du prophète Esaïe, chapitre 30, le verset 15.

 

 Georges Kobi


 

 

Prédication du 7 Juillet 2019

Psaume 73 - Doutes et rencontre avec Dieu

 On considère généralement que ce psaume 73, comme le psaume 50, comme les psaumes 73 à 83 a été écrit par Asaph. Ce personnage est un haut dignitaire religieux puisqu’il est le chef des Lévites, et se trouve en tête des chantres vêtus de manteaux en byssus (soie de coquillages) qui se trouvaient près de l’autel. Or ce qui est assez extraordinaire, c’est que ce haut dignitaire malgré son rang n’a pas peur d’évoquer ses doutes, ses pensées avant le passage dans le tabernacle, puis plus tard sa rencontre avec Dieu. Comment peut-il avoir l’impression que Dieu reste inactif, alors qu’il côtoie tous les jours Son autel ?  Dans quelles occasions doutons-nous de Dieu ? Les questions que nous posons à Dieu font-elles obstacle à notre relation avec Dieu ?
Regardons ce qu’il en est de l’énonciation. D’abord c’est la bonté de Dieu qui est évoquée, on comprend d’après la suite du texte que cette dernière est loin d’être une évidence, c’est une découverte qui est répétée en écho à la fin du psaume « pour moi, m’approcher de Dieu, c’est mon bien ». Dans la suite du texte le « moi jadis » s’oppose à la description des méchants, des impies. Cette description est suivie de celle des doutes du psalmiste, à la 1° personne. Le texte connaît un revirement au verset 17 quand le « je » entre dans le sanctuaire et rencontre Dieu. Alors intervient la perte des méchants et le psalmiste se tourne vers Dieu non parce qu’il est « schadenfroh » mais parce qu’il a vu s’inverser les priorités : Dieu se montre le maître des méchants en manifestant l’illusion dans laquelle vivent les impies. La réalité est vue sous un autre jour parce qu’il y a eu une rencontre personnelle avec Dieu, ce que souligne le tutoiement.

Mais d’où vient le doute ? Le psalmiste évoque sa faiblesse, ses interrogations ("mes pas étaient sur le point de glisser ") à cause de la réussite des violents : s’ensuit une description très imagée, comme dans un tableau de Brueghel, des hommes à succès : leur avidité, leur impunité, leur violence, leur fourberie, leur orgueil. A cela se mêle le thème de la jalousie : ces pourris réussissent alors que les hommes honnêtes échouent ; ils se comportent comme s’ils étaient des dieux, maîtrisant la terre entière. Et Dieu les laisse faire. Leur succès attire l’admiration du public, c’est le second point qui dégoûte le psalmiste. Cela pose la question de l’utilité de la morale : à quoi cela sert-il de rester honnête quand tout le monde triche ? Quand ceux qui ont utilisé le plus d’antisèches aux examens raflent les diplômes ? de déclarer ses impôts quand certains cachent leurs revenus ? d’avoir une morale non consumériste alors que les autres gaspillent ? de rester digne, droit et pacifique alors que l’on pourrait sans problème rendre les coups bas et les calomnies ? Sans parler des politiciens qui réussissent à se faire élire avec des promesses mensongères, des manipulations de mails et des tweets agressifs . Tout cela nous mène nous aussi à interpeller Dieu : Dieu où est ta justice ? Où est ta justice quand je vois triompher «ceux qui n’ont aucune part aux souffrances humaines ». Or, ce qui semble être le plus grand des péchés,  c’est bien l’indifférence au prochain. Si Dieu reste sans réponse, on est alors en proie à l’arme subtile de l’ennemi, le découragement. Et c’est ce sur quoi insiste  le psalmiste : la réalité du monde où il vit –  et ce texte n’a pas perdu de son actualité – est incompatible avec l’attente qu’il a de la justice de Dieu.

Mais le texte marque un revirement : le psalmiste entre dans le tabernacle, la partie la plus secrète du Temple et là il rencontre Dieu. Le tabernacle est recouvert d’épais tapis : Seul brille le chandelier d’or pur aux 7 lampes ; l’extérieur n’existe plus, les choses de la terre pâlissent, de nouvelles révélations s’imposent : le palmiste découvre l’envers des choses. Il réalise que la prospérité des méchants est passagère, que leur ruine est subite et effrayante, que leur succès n’a duré qu’un instant face à la gloire éternelle de Dieu. Le psalmiste s’aperçoit qu’on peut voir les choses autrement et il semble même voir les actions humaines avec le point de vue de Dieu. Du coup tout est relativisé, tout est un songe. Cette démarche, cette approche de Dieu qui inverse notre vision du monde, de nos contemporains, de leur adoration de toutes sortes d’idoles c’est celle de la prière, non pas de celle qui demande, mais celle qui se met à l’écoute de Dieu.

Et alors retentit la voix de Dieu, celle que le psalmiste avait vainement attendue, et avec Elle des paroles infiniment consolatrices : « je suis toujours avec toi ». Le Seigneur ne fait pas défaut, contrairement aux hommes. Un Dieu agissant nous tient «par la main droite ». Plus nous avançons vers Dieu, plus nous sommes des enfants que l’on guide. La relation vitale avec Dieu n’élimine pas les questions que l’on se pose mais elle les dépasse : On pourrait mettre ce dépassement en relation avec le cri du père de l’épileptique de Marc 9, 24 : « je crois, viens en aide à mon manque de foi ».
Le psalmiste affirme : « tu me conduiras par ton conseil » : son conseil est infaillible dans les circonstances difficiles, dans les peines et les souffrances. Peut-être va-t-il utiliser la bride et le mors comme pour un cheval rétif, mais il sait où nous devons aller. L’homme extérieur dépérit, il est soumis à l’action du temps et de la mort mais l’homme intérieur peut se renouveler en Christ de jour en jour.

Et pour finir je voudrais citer les paroles du psalmiste que je trouve pleines d’humour et de vérité: « je n’étais pas très futé », j’étais une brute épaisse mais je découvre maintenant que tu es avec moi, que tu me conduis » .  Puissions nous cesser avec l’aide de Dieu d’être des brutes épaisses et nous réjouir de Sa présence dans nos vies.

 

 Amen.

 

Claudine Hornung