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Prédication 10 06 18 Be. Mc 2, 18-22, 2Co 3, 5-6 et Ac 4, 33,36-37, Ac 5 1-11

Ce récit sur Ananias et Saphira fait froid dans le dos, tout comme le film « Jurassic Park », et aucun détail ne nous est épargné. Avez-vous la même  impression ?

Qu’a-t-il bien pu se passer ? Cette affaire a eu lieu probablement dans l’année qui a suivi la fête du don de l’Esprit Saint. A ce moment-là selon ce qui est écrit dans les chapitres précédents, il régnait comme une sorte d’euphorie à Jérusalem. Trois mille personnes reçoivent le baptême le jour de Pentecôte ; un infirme est miraculeusement guéri à la « Belle Porte » de la synagogue ; l’effectif de la communauté passe rapidement à cinq mille personnes. Pierre et Jean sont arrêtés, et vite relâchés, faute d’avoir trouvé le moyen de les condamner. Interdits de parler de Jésus, ils continuent néanmoins à témoigner sous l’impulsion de l’Esprit Saint. C’est l’âge d’or du partage (4, 32) 32 La multitude de celles et ceux qui étaient devenus croyants n'avait qu'un coeur et qu'une âme, et personne ne considérait comme sa propriété l'un quelconque de ses biens; au contraire, ils mettaient tout en commun. Combien de temps, ce partage a duré ? Quelques mois ? Mystère. Ce qui est sûr, c’est qu’après cette tragédie, l’âge d’or est terminé.

Ce partage n’était pas imposé par les apôtres. Pierre dit bien à Ananias, verset 4 : tu pouvais garder ton bien, tu n’étais pas obligé de le vendre.

Barnabas, cité dans les Actes au chapitre 13, comme prophète, enseignant et ami de Paul, et qui a offert à la communauté l’argent de la vente de son champ, avait peut-être d’autre champ ou revenu. Il n’est pas dit qu’il a donné tout son avoir. Le but de ce partage n’avait rien avoir avec un idéal de pauvreté à la manière de François d’Assise et il écrit nulle part de mépriser les biens des personnes, ou qu’il fallait collectiviser les moyens de production ou abolir la propriété privée. Non, ce partage obéit à un impératif : dans la communion du baptême, ne pas abandonner le frère et la sœur dans la détresse (Cf Daniel Marguerat, Les Actes des Apôtres 1-12).

Paul recommande, lors de sa grande collecte pour Jérusalem : (2 Co 8) 13 Il ne s'agit pas de vous mettre dans la gêne en soulageant les autres, mais d'établir l'équité.  14 En cette occasion, ce que vous avez en trop compensera ce qu'ils ont en moins. Ou bien (1 Co 16, 2) : chacune, chacun mettra de côté chez lui ce qu'il aura réussi à épargner.

L’attitude d’Ananias et de Séphira montre la faillibilité de la nouvelle église en marche

Quel a été l’obstacle ? Le mensonge, l’hypocrise, le désir de se faire bien voir, l’envie de paraître meilleur-e que l’on est aux autres. La fausseté est au Satan comme la vérité est à l’Esprit saint.

Personnellement, je ne sais si vous êtes comme moi, les gens qui veulent avoir l’air d’être de bons chrétiens ou chrétiennes aux yeux des autres m’ont toujours fait rire ; ils essayent avec beaucoup d’efforts et un visage approprié, de cacher leurs défauts qui sont exactement les mêmes que ceux des autres. Peut-être que le plus dangereux pour l’épanouissement personnel est de refuser de voir la partie « ombre » de soi-même.

Quoiqu’il en soit, Ananias et Saphira en sont morts ; leur mensonge les a foudroyés. La mort aurait pu venir plus lentement et d’une façon moins spectaculaire !

Ne pas pouvoir reconnaître ses torts, et mentir sur soi et sur les autres ne sont-ils cause de mal-être ?  Serait-ce pour cette raison que nos ami-e-s catholiques mettent tellement d’importance à la confession des péchés ? Personnellement je préfère l’aide des personnes qui ont une formation de « psy » pour faire ce travail de connaissance de soi, car elles, elles ne jugent pas ; elles accueillent, comme Jésus l’a fait. Paul le dit bien : la « lettre » tue, c’est-à-dire l’obéissance à la loi dans l’hypocrisie tue.  Alors que l’Esprit saint conduit à la vie et à la liberté dans l’amour.

Ananias et Sephira ont voulu se montrer aux autres comme des personnes plus généreuses qu’elles n’étaient en réalité.

L’Esprit apporte un souffle nouveau, complètement nouveau. Il est lumière et vérité, il donne aux gens d’agir non selon leur volonté humaine, mais selon la volonté de Dieu. La liberté que donne l’Esprit Saint n’est pas celle qui fait n’importe quoi, elle est celle qui traverse l’être humain là où il en est pour accomplir ce que Dieu veut.

Quand Jésus parle du jeûne dans ce passage de Marc, nous sommes dans le même thème. Que répond Jésus aux pieuses personnes qui l’accusent de ne pas jeûner comme tout le monde, après qu’il a fait la fête chez son nouveau disciple, le collecteur d’impôt Matthieu ? Jésus ne critique pas, il dit simplement que croire en lui donne joie et pardon. Si le jeûne est un acte de repentance pour avoir désobéi à Dieu, croire que Jésus est le Fils de Dieu est justement un acte d’obéissance à Dieu. En croyant en Jésus, Fils de Dieu, notre âme devient son épouse ; c’est notre être spirituel qui s’unit à Jésus. Il ajoute qu’un jeûne peut nous aider à revenir à lui, s’il y a eu éloignement.

Pour les versets 21 et 22, qu’en est-il ? J’ai appris en France, que le cognac se fabrique à partir de vin nouveau mélangé à du vin vieux, probablement dans des outres spéciales qui n’éclatent pas !

Jésus ne rejette pas ce qui est vieux, donc l’Ancien Testament. Il ne souhaite pas une déchirure entre l’Ancien et le Nouveau Testaments. Il ne souhaite pas détruire ce qui existe déjà. Il propose une sorte de cohabitation, un dialogue sans rafistolage, entre ce qui est nouveau et ce qui est ancien. Que la personne qui croit en Jésus soit renouvelée par l’Esprit Saint, et que la personne juive continue son propre chemin avec des vêtements et des outres différentes.

Ananias et Sephira ont fait semblant d’être conduit par le souffle de l’Esprit de Pentecôte, alors qu’ils restaient prisonniers d’une obéissance à la « loi » artificielle, sans le souffle de l’Esprit Saint. Ce qui a provoqué la déchirure du vêtement et l’éclatement de l’outre.

Aurions-nous plus de chance de devenir de bons chrétiens et chrétiennes en nous montrant comme nous sommes, sans mensonge, avec la douceur et l’humilité donnés par l’Esprit Saint? Amen!


Prédication 27 mai 2018 Be Halensee
GN 11, 1-8 ; Ac 2 1-18 et Rm 8, 14-17

Ce texte du livre de la Genèse pose quelques questions :
Pourquoi appelle-ton ce passage « La tour de Babel » alors que le seul nom propre dans le texte est « Schinéar » ?
Pourquoi est-il mis comme du jambon dans un sandwich entre deux longues listes de généalogies, celles des fils de Noé, Sem, Cham et Japhet ?
Et enfin ce qui nous intrigue le plus : pourquoi le Seigneur ne veut-il pas que nous parlions la même langue entre nous ? La vie serait beaucoup plus simple, non ?
Réponse à la 1ère question : un enfant de la lignée de Cham, fils de Koush, Nimrod fonda le royaume de Schinear en Mésopotamie, dont Babel fut une des capitales. Abrahm, lui est de la descendance du troisième fils de Noé, Sem.
Réponse à la 2ème question : parmi les rescapé-e-s du déluge, se dessine le désir de rester entre eux, de ne plus bouger, de ne plus risquer des voyages fatigants dans un inconnu dangereux ; la descendance de Noé revendique la sécurité, le confort et la paix. Se créer un monde où tout le monde se comprend, a les mêmes habitudes et coutumes, la même cuisine, la même musique ; c’est tentant.
Ces gens qui ont voulu construire cette « tour paradis » ont juste oublié un petit détail ; ils ont mis Dieu de côté. Ils ne lui ont pas demandé son avis. Construire ce monument architectural était un exploit technique pour l’époque. Alors, ils ont imaginé que par leurs propres forces, leur intelligence et leurs capacités, ils arriveront à placer le sommet de la tour dans le ciel, autrement dit, qu’ils auront la puissance de Dieu, qu’ils seront comme Dieu. Caramba ! Le déluge ne leur a rien appris ! N’est-ce pas exactement ce qui se passe de nos jours ? No comment.
Il y a le verset 5 qui me fait à chaque fois sourire : le Seigneur descendit pour voir la tour. Il descendit. C’est comme une certaine condescendance pleine d’humour.
Réponse à la troisième question : le Seigneur se dit, traduit littéralement : avec ce qu’ils commencent à faire, ils vont se brûler eux -mêmes avec tout ce qu’ils désirent faire, ils vont se faire du mal à eux-mêmes. Aussi étrange que cela paraisse, Dieu, en semant la confusion, veut les sauver. Il veut les empêcher de se détruire avec des désirs contraires à la vie.
Qu’arrive-t-il si tout le monde doit penser la même chose, parler la même langue, avoir les mêmes habitudes, la même couleur de cheveux et de peau ? C’est la glissade vers le totalitarisme, comme le communisme, le nazisme et toutes les dictatures. Le totalitarisme ne laisse plus de place aux mouvements et à la liberté de l’Esprit Saint. Il n’y a plus qu’une foule. Or Dieu ne parle pas aux foules, il s’adresse à chacune et à chacun en tenant compte de sa personnalité. C’est ce qu’il se passe avec Abrahm dans le chapitre qui suit ce récit de la tour de Babel. Dieu lui dit : pars de ton pays, de ta famille et de la maison de ton père (12,1)
Encore un inconfort et un départ ! Ne sommes-nous pas, tous ceux et celles qui sont dans cette salle des gens qui sont partis de chez eux, comme Abrahm ?
Alors que vient faire cette fête de Pentecôte avec ses langues de feu qui permettent à tout le monde de comprendre les paroles du Saint Esprit dans son dialecte, le suisse-allemand, le berlinois, le Swahili, l’igbo, le lingala, ou autres?
Le Seigneur aurait-il changé d’avis ?
D’où vient cette fête de la Pentecôte ? Comme Pâques ses origines sont juives. Pour le peuple juif, la fête de la Pentecôte fût d’abord le moment où le monde paysan offrait à Dieu des offrandes pour le remercier de la récolte, ensuite elle est devenue la fête où se célébrait l’alliance conclue par Dieu avec Noé (Gn 9), car cette alliance, signée dans le ciel par l’arc-en-ciel, promettait la fécondité de la nature. Plus tard elle est devenue une fête pour remercier Dieu d’avoir donné la Torah au mont Sinaï. Cette célébration de la Pentecôte remercie pour un don que Dieu fait aux êtres humains.
A la fin du 4ème siècle, le peuple chrétien a adopté cette fête pour célébrer Dieu d’avoir envoyé sur lui son Esprit Saint. Elle est appelée Pentecôte, qui vient de pevtekoste, soit le cinquantième jour après Pâques. La mise en place peu à peu des fêtes dans le christianisme fait partie de l’enseignement de la Parole ; elle aide à mieux la comprendre.
Je suis d’accord avec vous qu’il est un peu paradoxal d’enfermer le Saint Esprit dans une date fixe, car nous savons que (Jn 3, 8) Le vent souffle où il veut, et tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d'où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l'Esprit.»

Ce qui importe de savoir, c’est qu’après la résurrection du Christ, selon sa promesse, Dieu a envoyé son Esprit sur les disciples, pour que la parole puisse continuer à se propager. Ce n’est pas le don de la loi ou de la Torah écrite sur du parchemin, c’est un don adapté à la personnalité de chacune et à chacun selon la volonté de Dieu ; c’est un don personnel et personnalisé, qui conduit à Dieu.

Les gens en pèlerinage à Jérusalem ont compris ce que Dieu leur demandait d’accomplir. C’est comme nous, quand nous lisons la Bible ; chacune et chacun est touché par les mots qui vont changer sa vie.

La venue du Saint Esprit unit des gens différents autour de la parole de Jésus. C’est le contraire de ce qui s’est passé à la tour de Babel. Il n’y a pas uniformisation dans un seul lieu, il y a diversification et différenciation avec un même centre qui est Jésus.

La description de l’évènement par Luc est assez étonnante ; elle vient probablement de récits véridiques de personne qui ont vu le Saint Esprit s’approcher d’elles. Les milieux pentecôtistes connaissent bien le phénomène de la glossolalie, le parler en langues, et les gens qui tombent par terre comme foudroyés d’émotion par l’Esprit. Ce sont mêmes effets dans les fêtes vaudoues par exemple. L’apôtre Paul pense que ce genre de phénomènes n’est pas utile s’il n’y pas de traduction.

Ces manifestations de l’Esprit ont fait très peur aux églises, car elles peuvent mener au chaos : tout un discernement est à faire. Pour faire court, vous avez les manifestations qui viennent du diable et celles qui viennent de Dieu et que, parfois, l’Institution ne veut pas entendre.

C’est pour cette raison que l’Eglise a organisé la liturgie et la théologie, qui sont comme des garde-fous aux extravagances, et aux attaques de l’Adversaire.
Vous remarquez qu’il est très peu parlé des femmes à la Pentecôte. Pourquoi à votre avis ? Parce que , comme les femmes n’étaient pas considérées à cette époque, les gens auraient eu encore plus de peine à croire à cette apparition du Saint Esprit.

Et en guise de conclusion, quant à nous réjouissons-nous de ce don de l’Esprit Saint, et soyons dans une profonde reconnaissance, puisque cet Esprit atteste à notre esprit, comme le dit l’apôtre Paul que nous sommes devenus les enfants bienheureux de Dieu.

Si nous avons de la peine à discerner un message de ce Saint Esprit, nous pouvons en parler tout simplement entre nous, et prier ensemble pour que l’esprit nous éclaire davantage. Viens Saint Esprit de Dieu, viens Esprit de feu et de douceur.

Amen!

 

 

 

 


Dimanche de la Pentecôte le 20 mai 2018 ;

prédication de la pasteure Meike Waechter avec une traduction en français de Claudine Hornung.

Ce dimanche, Chiron Hagelberg, Ilona Maurice, Bilke Miege, David Otto et Antonia Schmidt ont confirmé leur baptême dans le feu de l’Esprit Saint. Nous les félicitons chaleureusement : que le Seigneur les garde toujours sous ses ailes de tendresse et de force.

Je m’imagine que des passantes et passants, des touristes qui marchent sur  Gendarmenmarkt regardent de l‘extérieur vers l’intérieur de notre Eglise. La musique de fête leur a fait tendre l’oreille et a attiré leur attention. Maintenant ils observent avec intérêt ce qui se passe. Ils ne peuvent entendre nos paroles, voient  beaucoup de gens, des hommes, des femmes, des jeunes et des personnes âgées, assis ensemble, et bien habillés. Cinq jeunes se détachent de tous les autres et semblent avoir beaucoup d’importance. Lorsqu’ils sont entrés, tous les autres se sont levés et  les ont regardé avec sympathie : ce sont eux qui sont comptent aujourd’hui le plus. Pourquoi ? S’agit-il d’un mariage ? Ils sont trop jeunes et ils sont cinq, pas deux. Le regard des observateurs et observatrices extérieur parcourt la foule des gens assis : la plupart ont les yeux rivés sur les jeunes gens et jeunes filles bien habillés sur les chaises tout devant. Ils sourient,  essuient une larme ou détournent rapidement la tête, comme si de tendres liens invisibles étaient tissés entre eux. Seraient-ce des parents et des enfants? Des grands- parents et des petits- enfants? Des ami-e-s? Ils ne semblent pas tous et toutes se connaître. Quelques chaises sont restées vides. Et pourtant tous et toutes semblent être reliés par un même but ou un même intérêt. Ces gens chantent ensemble, écoutent ensemble, regardent vers l’avant, ferment les yeux et penchent la tête. C’est comme s’ils étaient emplis de quelque chose d’invisible à l’oeil humain et pourtant perceptible. Passantes et passants s'étonnent.

Autrefois à Jérusalem, c'étaient les voyageurs et voyageuses en pèlerinage dans la ville qui s'étonnaient ; ils ressentaient comme un mystère, comme une fraicheur indicible. Parce qu'ils voulaient toutefois décrire l'invisible et l’indicible, les apôtres nous ont laissé des descriptions de flammes et de tempêtes, de personnes qui paraissaient ivres et se faisaient comprendre dans toutes les langues. Les disciples de Jésus sortaient hors de leurs cachettes emmurées et se mêlaient à la foule. Les apôtres parlaient aux gens et les invitaient au dialogue. Alors les pèlerins, hommes et femmes de tous les pays furent frappés des récits qu’ils entendaient et qui les touchaient : chacune et chacun recevait au plus profond de son cœur ce qui était  raconté sur Dieu, et ils disaient : c'est vrai, je le crois. Ils riaient et pleuraient parce qu’ils étaient appelés par leur nom, et qu’ils percevaient une relation nouvelle à la fois forte et douce entre eux, tous et toutes.

Si le Saint Esprit ne se laisse pas toujours voir, il devient visible par son action parmi nous. C’est lui qui relie les êtres humains entre eux, jeunes et vieux, qui parlent des langues différentes et qui viennent de différents pays. C’est le Saint Esprit qui engendre toute communauté chrétienne.

Les touristes de passage, de l'extérieur, ont reconnu que vous êtes au centre de l’intérêt. Et ils ont été comme effleurés par le souffle de cet Esprit étrange qui nous relie les uns, les unes aux autres. S'ils osaient entrer dans l'église, ils s'apercevraient que nous ne sommes pas un groupe fermé, comme ils pourraient le penser et que nous les accueillons à bras ouverts : comme nous leur parlerions volontiers  de cet Esprit qui est apparu soudainement dans le feu et qui a commencé son action dans le monde depuis Jérusalem. La communauté des disciples de Jésus s'est considérablement élargie à ce moment-là grâce à tous les croyantes et croyants qui demandèrent le baptême.
Vous avez été baptisé-e-s dans votre enfance, et aujourd’hui, en toute conscience, vous dites OUI à votre baptême, devant l’église dont Jésus est la tête, devant Dieu, le Fils et le Saint Esprit.

Et c'est pour ce OUI que vous êtes au centre de l'intérêt de l'assemblée. Les touristes de passage ne connaissent pas vos noms mais Dieu vous a appelé-e-s par votre nom: Antonia, Bilke, Chiron, David et Ilona.

Amen!