Méditation sur le texte biblique de l’Evangile de Luc, chapitre 8, versets 22-25.

La tempête que nous avons subie la semaine dernière à Berlin m’a fait penser à ce texte de Luc. C’était impressionnant ; le vent m’empêchait d’avancer avec ma bicyclette, comme s’il  y avait un mur devant moi. C’était heureusement de violentes mais très courtes bourrasques. J’ai pensé aux ouragans Irma et Maria. Là-bas, c’était de la violence en continu. Je suppose que les gens se disent,  comme les disciples dans la barque remplie d’eau : mais comment se fait-il que Jésus puisse dormir dans de pareilles circonstances ?

Dans les passages difficiles de notre vie, nous aussi, nous avons envie quelquefois de dire : mais qu’est-ce que tu as à dormir Jésus, réveille-toi, tu ne vois pas que nous allons mal, que nous sommes en danger ? As-tu oublié ton amour pour nous ?

Jésus dort tranquillement, parce que lui, il sait bien que la tempête va bientôt s’apaiser, et qu’il n’y a pas à se faire du souci. Avoir confiance et traverser.

Pour moi, Jésus ne commande pas les forces de la nature, il n’en a pas besoin. Il a le pouvoir par contre d’apaiser nos angoisses. Ce sont nos angoisses plus ou moins désordonnées qui font du mal. Dès que nous nous tournons vers lui, la tempête dans notre cœur disparait, et nous pouvons agir de nouveau avec discernement : choisir les bonnes voiles et prendre la bonne direction.

La tendance naturelle est de se laisser glisser dans la pente du vouloir tout faire seul-e, or Jésus se réveille dès que nous l’appelons au secours et il calme nos peurs et nos vacillements.

 

 

Amen!

Martine Matthey

 

 

 

 

 

 

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 Martine Matthey, Pasteur de la communauté

 

  J’ai appris à connaître la paroisse huguenote francophone de Berlin en 2014 lors des trois mois où j’ai suivi des cours d’allemand. J’avais trouvé la     communauté vivante, fervente dans sa foi et accueillante. Une porte s’est ouverte pour le poste de pasteure bénévole ; j’ai laissé montagnes, lacs rochers,  et la paroisse de Sion, pour y entrer. Je me réjouis de devenir ouvrière dans la moisson berlinoise du Seigneur, sous l’impulsion du Saint Esprit, en résonnance avec le conseil presbytéral et toute la communauté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

claudine_hornungClaudine Hornung, secrétaire

J'ai ressenti le besoin de m'engager à nouveau pour travailler au sein du Conseil presbytéral. Non que j'aie des dons particuliers de gestion ou d'administration mais parce que je me sens capable d'assumer la responsabilité de décisions prises avec les membres du Conseil et après consultation de la Communauté.

Par ailleurs, je me sens faire vraiment partie de cette Communauté, si contrastée par la multiplicité des horizons de ceux qui la constituent, si faible de tous ses problèmes, financiers en particulier, mais si forte de la volonté de vouloir les surmonter, avec l'aide de Celui qui nous aide toujours.


Claudine Hornung






WhatsApp Image 2017 07 29 at 11.36.07   Flore  Corine Alidore, Conseillère

 «Il y a pour moi une place dans la maison de mon Père. » En reprenant la même phrase autrement, je dirai qu'il y a pour tous une place dans   notre Communauté. Ceci dit, quelle que soit votre origine, votre couleur de peau, vous trouverez dans notre petite Communauté refuge. Comme le disait quelqu'un, c'est un microéchantillon de l'Eglise universelle réuni dans le centre de Berlin.


Flo Alidore






 

 

 

 

 


La CEEEFE (=Communauté d’Eglises protestantes francophones dans le monde), a eu son Assemblée générale fin août à Versailles.

CEEFE 20017 à Versailles

Le réunion de la CEEEFE- Communauté d'Eglises protestantes francophones dans le monde -a été cette année pour la dernière fois accueillie à Versailles par les diaconesses de Reuilly. Nous avons une pensée émue pour cette communauté qui , pendant des années, a offert aux délégués venant du monde entier hospitalité et ressourcement spirituel.

Comme chaque année, la rencontre a permis un bilan des activités, des avancées, des difficultés de l'année écoulée. Les Eglises reflètent bien sûr les évolutions problématiques de la société qui les entoure: montée des intégrismes, insécurité, fragilité économique, afflux des réfugiés. Comme le dit le président B. Antérion," nous connaissons la société du risque: sommes-nous l'Eglise de la solution?"

Mais il est aussi émouvant de voir comment la force de la Parole fait se lever des énergies, mobiliser des solidarités et réunir dans le culte dominical et dans de nombreux projets des personnes d'horizons culturels différents.

Toutes les paroisses ne sont peut-être pas aussi actives que celles de Jérusalem, de Beyrouth ou Stockholm (dotées de budgets conséquents), mais souvent l'inventivité et la persévérance permet de "tenir" devant des situations difficiles (vacance du poste pastoral, difficultés financières, éloignement de la métropole). (citons les cas de la paroisse de Bonn sans pasteur depuis 2 ans) Dans de nombreuses paroisses et surtout au niveau des cultes pour enfants se pose le problème de la francophonie concurrencée par les langues de l'environnement.

Le développement de la communauté de Djibouti qui va cette année inaugurer son temple, est un exemple de la solidarité conjuguée des paroisses dans le monde (comme la paroisse huguenote de Berlin), de la DEFAP, et de la CEEEFE.

Il est douloureux de constater aussi que certains conflits dans des paroisses à structure compliquée (Luxembourg) ou en redéfinition ((Utrecht) ne trouvent pas de solutions dans l'immédiat. Cette année, D, Crouzet a animé un débat sur des principes de bonne gouvernance au sein de la paroisse et du conseil presbytéral et rappelé des fondamentaux: le sacerdoce universel, la nécessité de l'accueil (et ses limites), la nécessité de nommer les conflits.

Comme les années précédentes est confirmée pour chaque délégué l'importance du lien avec la CEEFE.

C. Hornung, déléguée du conseil presbytéral de Berlin

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